Parce que tu es mon ciel encore,
Nous restons à l’âge des amours
Et le crépuscule de nos jours
M’est, ma mie, une nouvelle aurore.
Le Temps qui, las, nous prend par la main
N’a fissuré de Vénus l’empire
Sur nos aujourd’hui, sur nos demain,
Ni d’Eros qui encore soupire.
Le heures n’ont pour nous que rigueur ;
De leur course tirons avantage
Ne leur laissons pas faner notre âge
Mais qu’elles lui redonnent vigueur.
La tendresse fait notre jeunesse,
Complices, amants sans atermoiement.
Nous ne vivons pas que de doux moments
Mais le faisons à deux, sans faiblesse.
Nos sentiments ne nous ont pas fui.
Est-ce illusion ou est-ce folie ?
Car nous glanons, et sans fin, ses fruits.
Qu’importent les ennuis de la vie !
Cesser de s’aimer serait mourir
Avant qu’arrive la fin finale
Qui, quoique insensible et infernale,
Ne saurait non plus nous désunir…
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