Le vent a fait de la plaine
Et sa scène et son domaine
Depuis feue l’ère romaine
Or malsaine est son haleine
Y semant sans fin la gêne
Faisant fuir ses indigènes
Très loin de ses prés sans chênes
Son ciel las de porcelaine
Aux colères si soudaines
N’accouche pas de fredaines
Entre faines et marjolaine
Non plus de plaisirs amènes
Mais bien de chaînes et de haine
Même dans ses nuit d’ébène
Toute activité humaine
Est loin des futaies hautaines
Peu de rus point de fontaines
Même les énergumènes
Ne peuvent lâcher les rênes
Espérant moins grain que graines
Bien étrange phénomène
Bêtes à laine homme de peine
Ont verveine en leurs veines
Et vies incertaines vaines
Où est donc passé le penne
De l’Eden et des aubaines
Vite elle se fera urbaine
Cette plaine où tant l’on peine
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