En flâneur indifférent à votre chaos,
Insouciant de vos vies tout en cahots,
Je mussais, musardais sous l’arche de branches
D’un bois dont on ne fera jamais de planches.
Au creux d’une clairière, à l’orée d’un ru,
Pris soudain par la douce apathie du cru,
Je connus un instant l’indolence heureuse
D’une sieste champêtre, un brin herbeuse.
Alangui, le dos au frais, les yeux aux cieux
J’écoutais tous les sons soudain audacieux
Que fait, mie assoupi, la faune d’un monde
Qui, jour et nuit, sans fin, est tout à sa ronde.
Volant qui s’égare, rampant qui va, vient,
Trotteur qui vagabonde et sauts aériens,…
Toujours pressée, pas empressée, cette errance
Est pleine d’élytres qui crissent en transe.
Ce ne sont que points, comme taches au décor,
Ces mandibules qui déambulent, encor
Et encor, ou ces papillons qui rodaillent,
Se posent et divaguent même en rocaille.
En flâneur indifférent à notre chaos,
Insouciant de nos vie tout en cahots,
Je ne dérange, allongé, en rien leur course
Qui me repose de tout… et me ressource.
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