Belle province en images prospère,
Qui Saint-Laurentise, folle ou pépère,
De te revenir je ne désespère…
Au cœur de mes rêves est une forêt
De sombres mélèzes et d’érables ocrés
Qu’un été indien va recolorer
Avant que ne l’ensilence Borée
Sans jamais, ma foi, la mettre à l’arrêt.
Traîneau à chiens ou skidoo toujours prêt !
Là, un lac profond où un castor boit
L'eau que vents de l’an embâclent, emboient,…
Y boucane aussi cabane en bois
Où erre et trappe mon âme aux abois
Que heurtent, en choeur parfois, quelques abois
Ayant senti qu’un ours noir traîne en sous-bois.
De ce côté de la Terre m’espèrent
Cartier, Champlain et Machand, ces bons pères,
Là où ma langue est un repère…
Rien de plus chaleureux que ce pays
Où le loup qui ne s’enfuit encor’ bruit,
Où bernaches, harfangs,… la vie désennuient.
C’est havre de songes que j’ai trahis
Où truites, ombles et saumons n’ont mie failli
Comme orignal, caribou, wapiti,…
Le long de la track raquettent mes pensées
Par bûchers aux rondins entassés,
Cabanes à sucre décadenassées,…
Kayakent mes idées jamais lassées
Ensemencées d’Algonquins du passé
Ou de Hurons que rien n’a terrassé.
Nation flouée, de la fierté repaire,
Qui a le Saint-Laurent pour bon compère,
De venir à toi je ne désespère…
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