Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

vendredi 10 avril 2026

AU DIABLE, LA SUPERSTITION…

En ce vendredi 13, je le crie haut et fort : « Au diable, la superstition et les superstitieux ». Moi qui ne passe jamais sous une échelle, de peur d’y croiser un chat noir, même si c’est moins dangereux que d’y monter dessus, je me gausse des fatalistes qui ne voient que revers d’infortune dans pareil hasard calendaire. Il ont bien peu de sens dans leur déveine, ces sots !

Je brocarde aussi volontiers, aimant adversité les grands non comme tout lettré tiré, tous ces naïfs qui se lamentent d’avoir brisé un miroir - je n’en ai aucun, on ne sait jamais ! - et versent du sel par dessus leur épaule pour contrer le mauvais (coquin de) sort. N’ont-il pas appris, en leur prime enfance qu’on ne joue pas avec la nourriture, ces gens qui m’empoisonnent à l’envi ?

Je me ris tout autant, ne manquant pas de pots parce que j’aime les fleurs (pas en couronne, merci !), des craintifs bouleversés qui croient en tout et s’inquiètent d’un rien, prêts à clouer une pauvre effraie qui ne leur a rien fait sur la porte de leur étable… sur laquelle, par contre, on ne pose jamais le pain à l’envers. Je suis et reste cartésien, dupe d’aucune jupe, et donc comme tout être sensé je suis censé goûter plus volontiers la cerise que la guigne !

      Nous ne serons pas non plus 13 au repas de ce jour en mon chez-moi* car je l’avoue sans scrupules : je n’ai pas autant d’amis qui ont compris qu’on n’ouvre pas un parapluie dans ma maison ni ne se revêt de vert face à moi, même pour des raisons de faste fashion. Faut-il être crédule pour ne pas savoir que le quignon porte guignon et, donc, qu’il est vain de crier, importuns qui jouent les importants, au manque de bol quand une tasse peut faire l’affaire ?!

    Je sais ce que murmurent les esprits chagrins - il viennent, comme les em…, en escadrilles car un malheur n’arrive jamais seul - qui, peu regardants, n’ont pas compris que le mauvais œil est mieux chez eux qu'en mon antre, et me souhaitent, chafouins comme un champ d’été, mon anniversaire la veille. Mais je m’en contrefiche les faisant au hasard des aléas d’une vie où l'ennui toujours nuit et les soucis à jamais scient.

    Pour le reste, n’ayant pas la poisse épaisse je touche Dubois, Dupont et qui le veut bien, pour faire face aux contrariétés et aux autres que j’ai sur le dos et croise les doigts car on m’a dit, naguère que côté embarras « jamais deux sans trois »… même si, ce qui est plus enquiquinant que quinquina, je ne sais pas de quel « deux » - il s’agit.
     L’affliction dépassant souvent la réalité quand comprendra-t-on, en ce bas monde que je ne suis pas superstitieux même si je refuse de me lever du pied gauche ; ça porte malheur !


* Vous le reconnaitrez aisément, j’ai placé un fer à cheval au-dessus de la porte !

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