Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

dimanche 3 mars 2013

JAPANESE WALK

La soie qui glace, lisse, et puis qui glisse, lasse,
Sur l’ombre d’un corps nu, par d’ambres accords mu…
Une des complices délasse, et se délace,
C’est la belle ingénue aux yeux baissés, émus.

Chacune se livre
 Car le jeu l’aguerrit
Chacun se délivre
Sans bruit mi gai mi gris…

Vibre encore l’estampe, dans le jour qui s’estompe,

D’un vieux soldat halé, d’un jeune gringalet
Épongeant ses tempes ou d’un mari qui trompe
Son épouse en allée, un ennui trop halé…

Chacun cherche cocagne
Ou la femme alarmée
Trouve la compagne
Dans la nuit désarmée…

Chacun cherche cocagne - la fille des campagnes

Ou la femme alarmée dont l’homme est à l’armée -
Trouve la compagne qui, un soir, l’accompagne 
Dans la nuit désarmée par la peur des armées.

Vibre encore l’estampe
D’un vieux soldat halé
Épongeant ses tempes
Son épouse en allée…

Chacune se livre, mieux que garce de livre,

Car le jeu l’aguerrit plus qu’il ne la guérie
Chacun se délivre, avec du savoir-vivre,
Sans bruit, mi gai mi gris. Le maq’, aux aguets, rit.

La soie qui glace, lisse
Sur l’ombre d’un corps nu
Une des complices délasse
C’est la belle ingénue…

vendredi 1 mars 2013

HAÏKU CASSE

Seul un vendu peut me louer !

HAÏKU VIOLENT

L’agonie est ignominie,
Une félonie de la vie,
Qui, venue là sans préavis,
S’installe et jamais n’en finit…

EN ROUTE POUR… GANGNAM

Dans ma banlieue, pas de racaille
De S.D.F. ou d’ouvriers,
Roturiers troubles et pagailles…
Maison, pelouse et lévriers,
Ma banlieue est le grand fourrier
De joies factices
Pour les traders, les usuriers
Ou les actrices.

Dans ma banlieue, skaï en écaille,
C’est le paradis des lauriers
Tout chic, tout fric et tout fliquaille…
C’est le terrier des facturiers,
Des rentiers et des négriers,
De l’injustice,
Du snobisme et du fox-terrier,
Dans l’interstice.


La classe a, ici, armorié
Chaque bâtisse
Et, à la vanité mariée,
Nos rues métisse.

UNE VIE VERROUILLÉE

Ma vie, vrai, fut celle d’un animal,
Moi qui n’ai jamais su faire le mal.
Condamné, et sans appel, au lit cage
Tout bébé, j’ai passé mon premier âge,
Seul, dans un parc à gros barreaux de bois.
On me parquait toujours - Sais-je pourquoi ? -
Au bac à sable cerné de grillage
Ou au jardin d’enfants ceint de feuillages !

Ma jeunesse vidéo-protégée
M’a fait vivre en prisonnier, assiégé :
Cloîtré dans l’appartement d’une mère
Qui me bouclait, par crainte ou par chimère,
Cerné de fenêtres à jalousies,
Cloîtré entre les grilles noir moisi
D’un balcon au périmètre sommaire,
Isolé comme un primate, un primaire.

Ma vie était celle d’un animal,
Moi qui n’ai jamais rien fait d’anormal, 
Détenu dans une sainte école ceinte
De hauts murs et de grilles hors d’atteinte ;
Les maisons, autour, étaient enfermées,
Elles aussi séquestrées et désarmées
Derrière des clôtures, des enceintes
Et des barrières aux couleurs de l’absinthe.

Là, je bosse en mode télévisé
Et vis dans un quartier sécurisé :
Écroué dans ce guichet où je bulle, 
 Claquemuré chez moi comme en cellule,
Captif du temps et otage des jours.
J’ai subi plus que vécu mon séjour
Ici-bas, et tu viens dire, Bidule,
Que je serais « libre » ?… C’est ridicule !

Illustration : Élisa Satgé, printemps 2017

mercredi 27 février 2013

HAÏKU DE ÇA, BEAU !

Existe-t-il un remède de cheval pour aller plus aisément à la selle ?

LE COIFFEUR DU VILLAGE

Longue fable affable


Un jour, un vagabond de passage
Un vrai chemineau, sans feu ni lieu,
Pose un pied dans l’échoppe sans âge
D’un coiffeur ne valant guère mieux :
Amorçant sa vie en jeune con,
Il la finissait, com’ de raison,
En vieux et fort respectable sage.
Une fois crâne ras, le routier
Plonge la main droite dans sa poche.
Le merlan l’arrête : « Sans pitié
C’est gratuit pour toi, mon cher Gavroche,
Car c’est ma semaine de bonté ! »
L’autre partit, surpris, éhonté,
Allant traîner ailleurs ses galoches
Ses puces, ses poux, son baluchon,
Mardi matin, sur son pas de porte
Le coiffeur voit, le Diable l’emporte !,
Un sac de glandée pour son cochon.

Survient alors un de ces manœuvres,
Malheureux brassier sans faix ni laie,
Réclamant de ce coiffeur qu’il œuvre
À  rendre ses tifs moins longs et laids ;
Commençant sa vie sans un seul rond,
Il la continue, com’ de raison,
En faisant tout, oui, sauf la couleuvre.
Une fois coiffé, il veut payer.
L’autre refuse la moindre somme : 
« Vois, tu n’es même pas métayer,…
C’est ma semain’ de bonté, bonhomme ! »
Le bouseux, à qui personne, jamais,
N’avait donné mie à mettre en maie
En fut touché bien plus que d’un psaume.
Le Mercredi, le tiffeur trouva
Devant son huis assez de bois, Dame,
Pour faire à ses fils un trou-Madame
Et chauffer sa maison à tout va !

Peu après, un paysan des parages
Un de ces vilains sans faux ni lot,
Revenant de quelque pâturage,
Demande à ce testonneur, ballot,
S’il peut débroussailler, sans ambages,
Sa perruque et son bas de visage.
Notre barbier se met au boulot,
Rendant à la bonne tête un lustre
Qui, c’est sûr, n’avait jamais été :
Son reflet en effraya le rustre
Qui fut bien plus encore hébété
Quand notre pommadier, tout sourire,
Refuse sa monnaie pour lui dire :
« Non, c’est ma semaine de bonté ! ».
Les fruits d’une nocturne braconne
L’attendaient, à sa porte, au matin.
Il en fit, en famille, un festin
Qui l’égaya mieux  qu’une chaconne.

Le jeudi, arrive à la boutique
Le seigneur du lieu, homme sans foi,
Ni loi, quoique l’être, drolatique, 
Soit sans faim ni lin dessous son toit.
Traitant ce figaro comme un servile,
Il ordonne, la voix incivile,
Qu’on lui rafraîchisse de trois doigts
Son auguste et blonde chevelure…
Il œuvra. Surpris de ce parfait
Perruquier, le maître, plein d’allure,
Veut qu’on paye d’un sou le travail fait ! 
Or le coiffeur répond, non sans honte,
Qu’il ne peut accepter ce mécompte,
Sa s’maine de bonté, courant de fait.
Le lendemain, survient, dès l’aurore,
L’entour du châtelain, ton railleur,
Pour jouir là, comme Monseigneur,
D’un don gratuit dont ils rient encore…

 On a les dirigeants que l’on mérite…
Mais si ceux-ci ont moins de mérite
Que leur sujets, ils en ont bien plus
Que tous les gus, les olibrius
Parasites vivant dans leur ombre,
Sangsues des bontés du plus grand nombre.

EN ROUTE POUR… LA VIE À DEUX

Cela ne fait pas très sérieux
Que de s’épouser à l’automne.
Car ça n’aimerait plus les vieux ?
C’est sûr dans une vie atone,
Que les habitudes encroûtonnent,
Ça va changer
Nos jours, plus que nos nuits gloutonnes,
Tout en dangers.

Cela va faire des envieux
Qu’on connaisse, Ma Cannetonne,
L’amour avant l’ultime adieu !
Dans un monde où le beau détonne,
Le désir de tendresse étonne.
On va manger
Notre pain blanc, des panettones
Sous l’oranger !

Que deux bout de vie en syntone,
Hier étrangers.
Fuient le fade et le monotone
Va déranger…

lundi 25 février 2013

HAÏKU PLEUT MENT

Quoiqu’on absolve toujours qui, dans l’absolu, s’abstient
abstèmes et abstinents sont, à tout, pareillement absents…
Que cela paraisse abstrait ou vous semble absurde.

*

Si l’abcisse vous est absconse et l’abside abstruse,
absinthe absorbée est abstersive !

EN ROUTE POUR… LE COUP DE SANG

Tout ici n’est que cris et bris,
Pulsions, jalousie et colère.
Tout ici s’inscrit en débris,
 Paroles en l’air, vocabulaire
De charretier atrabilaire.
Des bleus, des coups,
Voilà mon lot et mon salaire.
Quand tu es saoul !

Quand tu es pris, tout n’est que prix
À payer d’un couple en galère.
Quand tu es gris, tout est mépris,
Poing prêt à frapper, maxillaires
Toujours trop crispées pour salaire :
T’es creux, t’es fou,
Te déchaînes sur mes molaires
De tout ton saoul !

Pleurs et suppliques accélérent
Ton pouls : tu bous !
Et ma soumission - Mais que faire ? -
Te met à bout…

LOIN D'ÉDEN…

Loin d’Éden, de la première pomme,
Notre Histoire commence au premier homme
Qui devint paysan au blé, au chaume,
Puis, ensuite, urbain au premier dôme ;
Maîtrisant la nature en sa paume,
Il  créa une première Rome.

Loin d’Éden et, mieux, de ses pommes,
Il prospéra dès le premier môme,
S’arrogeant de droit quelques sommes
Puisque alors les Dieux faisaient tout comme.
Thanatos était la seule gomme
De son travail dans ces lieux qu’on nomme
Notre Terre, son home sweet home

Loin d’Éden, de la première pomme,
Refusant de rester premier gnome
Il consigna dans un premier tome
Son savoir, le secret de ses baumes
Dont il nous fit ses premières sommes,
Jusqu’à ce que vint l’armée des heaumes
Qui détruisit la première Rome.

samedi 23 février 2013

HAÏKU' CHEMENT

Le grand âge,
c’est le vide autour de soi qui s’étend,
c’est le vide en soi qui attend.

SONNET POUR DEUX SONNÉS

Exergue au blog "Haïku de notes saï"
(actuellement - et malheureusement - en sommeil)

C'est un blog partagé, avec rire au menu,
Où Christian et David sont deux à la manœuvre
En attendant de voir publiées leurs œuvres…

C'est un blog partagé, pour quelques doux délires,
Où David et Christian, jouant sans retenue,
Vous y donnent à voir et, un tout peu, à lire.

C'est un blog partagé avec un drôle d'oiseau
Qui prend aussi vite la mouche que la plume.
Suspecté de rimes, fin connaisseur en rhumes
Des Isles, cet homme à fables, c'est du gerzeau !

C'est un blog partagé avec un fin museau.
Sa palette graphique tous les mots allume,
De ses noirs desseins il fait déjà des volumes ;
Son crayon est mine et son fusain un fuseau.

Qui est Christian ? Qui est David ?
Dessin : David Sanjaume, 6 février 2009

EN ROUTE POUR… LE BURUNDI

Les machettes, on les a  fuies,
Là où la mort faisait son aire,
Mais on est revenu, sans bruit,
Là où la mort avait son ère.
C’était chez nous. L’itinéraire
De nos frictions
S’inscrit en tombes séculaires
Et en dictons…

Comment peut-on vivre, aujourd’hui,
Avec les pères, fils et frères,
De ceux qui tuèrent, la nuit,
Nos pères, nos fils et nos frères ?
Leur sang ensemence la terre
Où nous restons ;
Nos pleurs arrosent sol austère
Et voix sans ton…

L’oubli est chose téméraire
Dans nos cantons
Et le pardon, vue littéraire,
Pour nos fistons !

jeudi 21 février 2013

HAÏKU'CHE

Trop de choses et de gens mettent du sel dans ma vie,
Seule la poésie y met du sucre !


LA FIN DES FRANCS

Cycle historique

Clovis le Salien, ‘faut l’avouer,
Est, pour nous tous, un Franc symbolique :
Il nous a un pays alloué,
Donné une monnaie métallique,
Un nom, le baptême et puis Paris,
La monarchie et le jokari,
Car on savait se fendre la gueule
En ces temps-là - Ah, Mon bon Monsieur ! -
Et francs, et directs, sous tous les cieux
Qu’on était et, en plus pas bégueules…

Puis c’fut la disparition des Francs,
Des franscisques, des franciscains crades
Dont l’Europe a décimé les rangs :
« Allongez vos Francs à la parade
Ou laissez-les sur l’comptoir, Mon Grand ! »
Avec la disparition des Francs
Finis le pourboire et la tirade !

Arrondis, changés, dévalués,
On les a balancés, oui Madame,
Car on n’avait rien que d’la buée
Pour cent Francs. La chose est bien infâme !
Ni vase ni couronne à Soissons,
Moins encor’ de filles sans façon !
Les Francs-maçons, sect’ manœuvrière,
Qui n’a pas le cœur ni le corps franc,
A fait c’coup bas : c’n’est pas un coup franc
De priver de sous nos aumônières…

Avec la disparition des Francs,
Des francs-comtois, francs bourgeois et bardes…
Dont l’Europe a décimé les rangs.
« Calculer en Francs, c’est rétrograde ! »
Dit, franco, Clothilde à ses parents
Avec la disparition des Francs
Les pièces en prennent pour leur grade !

Mais nos Francs ne valaient plus un sou,
Même si d’aucuns nous donnaient, chiches,
Pour équivalents, trois Francs, six sous !
Or, on ne prêt’, c’est franc-jeu, qu’aux riches
Et quel que soit leur âge à ces veaux
Bref, qu’ils soient Francs anciens ou nouveaux,
Cela ne change rien à l’affaire,
Ami, ayons notre franc parler
Quitte à vous faire tous déparler :
On en a franchement à faire…

De la disparition de nos Francs
Des francs-comtois, francs bourgeois,… On brade
Car l’Europe a décimé leurs rangs :
On n’est plus au franc près, seuls, en rade
Au Franprix sans deniers opérants
Avec la disparition des Francs
Plus d’menue monnaie, c’est la foirade !

En toute franchise, ces sequins
Faits billions de notre République,
Monnaie de singe pour Africains,
Ne valaient que leur poids métallique
De centimes mais, las, guère plus
En l’espèc’. Pas d’quoi fair’ les gugus,
Heureux, en s’tapant l’écu par terre
Avec notre thune d’aujourd’hui
Sou vaillant, sou brillant tant il luit,
Qui n’vaut pas un fifrelin, austère…

Depuis la disparition des Francs,
Des francs-tireurs, des francs-camarades,
Des franscisques, des franciscains crades,
Des francs-comtois, francs bourgeois,… On brade
Sauf en Suisse, nos bons vétérans :
Avec la disparition des Francs
J’rends la monnaie d’vos pièc’ en cagades !

EN ROUTE POUR… LA DÉCHARGE

Sous son manteau de saleté,
Ce lieu est mon royaume. Il fleure
Des effluves de pauvreté,
Mais, là, ma vêture demeure
Et la littérature affleure
Pour les larrons ;
Ma nourriture qui t’écœure
Nous y prendrons.

Sous sa couronne filetée,
Gemmée de détritus, sans leurre,
La pourriture récoltée
Fait toiture et sol qu’effleure
Un ciel que ces reliefs apeurent.
Pour moi, sans rond,
Fange et ordures font mon beurre,
En tâcheron.

Et, né ici, sans qu’on n’en pleure,
Ou environ,
En ce lieu, ma route et mes heures
Se finiront…

mardi 19 février 2013

HAÏKU… EN PASSANT

Pour beaucoup l’estime de soi
passe par le mépris des autres.

LE RAPIN & LE RIMEUR

Exergue au blog "Festival de Grains"

Un jour, un certain peintre s’enquit d’un complice
Qui voudrait bien mettre du pigment dans sa vie.
Un obscur rimailleur par l’offre fut ravi.
Alors cet acolyte en titres entra en lice
Pour habiller son camaïeu de bleus de vers,
Faire des traits sur ses lignes, son univers.
Il lui fallait devenir, aux heures brumales,
Sans le trahir, sans craindre le qu’en-dira-t-on,
L’interprète de sa partition picturale,
Mettre en propos ses tableaux et en sons ses tons.

Cadre fixé et, mieux, idée mise à l’étude,
L’artiste au verbeux a signé un vrai blanc-seing.
Aussi l’écrit vint même des plus noirs dessins.
Marier le style et le stylo fut tâche rude
Mais le rimeur mit des idées sur de l’abstrait,
Ses pieds dans sa peinture et brossa des portraits ;
En rythmes, il voulait sa palette retrouver.
Il mit de sa touche à une habile facture,
Fit des histoires pour des pastels, des natures,…
C’est ainsi qu’est née l’expo’ où vous vous trouvez !

Sceau : Élisa Satgé, 2017

AMERICAN WALK

Belle chatte docile, je vis chez Midas,
En lourd collier de strass, toute en membres graciles,
Reine au domicile d’un homme du Trias,
D’un de ces « Pleins aux as », d’un vicieux vieux fossile,…

Je suis codicille,

Pas un oiseau qui passe
Ni une imbécile
Qui n’est que fesse et face,…

J’ai une vie facile où chaque jour oscille

De liasses en glass entre la grâce et le yass,
Élégant ustensile aux cils peu indociles,
Complétant sa first class comme saumon, gambas,…

Je lui suis ancile,

Câline de race,
Caressante ancille,
Classe” et pas salace…

Je lui suis ancile, il me veut soie et madras,

Câline de race, restant scille ou bacile,
Caressante ancille, entre champagne et blanc-cass’,
Classe” et pas salace, mais bombe et, mieux, missile !

J’ai une vie facile,

De liasses en glass,
Élégant ustensile
Complétant sa first class

Je suis codicille à sa vie aux jours fissiles,

Pas un oiseau qui passe et que l’on paie en cash,
Ni une imbécile dont les mots vous décillent,
Qui n’est que fesse et face, en quête d’un blackbass.

Belle chatte docile,

En lourd collier de strass,
Reine au domicile
D’un de ces « Pleins aux as »…

dimanche 17 février 2013

VOIR UN P'TIT HAÏKU

Certaines femmes me soûlent sans avoir rien de grisant
et encore moins d’enivrant !

EN ROUTE POUR… LE SAFARI-PHOTO

Qu’importent les vents et les cieux.
Je ne viens que pour les bébêtes.
Qu’importent leurs chants et leurs vieux,
Les sueurs, fatigue et courbettes.
Je les vois pas ces mauviettes.
Ma pellicule
Non plus qui mitraille l’herbette
Ou l’édicule.

Qu’importe les gens et les lieux
Je ne viens là que pour les bêtes
Qu’importent leur sang et leurs dieux,
Qu’ils soient malades, analphabètes,…
Je ne les vois pas. Ni leur diète.
Ma pellicule
Non plus qui prend les arabettes,
Les pipicules,…

Qu’ils mangent cébette ou rabette
S’ils n'ont fécule !
Qui se soucie de mon diabète ?
Ces rididules ?!