Il paraît que je suis né sous une bonne étoile, mais laquelle ?
Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques
parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…
samedi 12 décembre 2020
vendredi 11 décembre 2020
HAÏKU PLACET
Il est des paroles aussi déplacées que le sont certains gestes…
Les unes comme les autres sont à l’honnête homme indigestes.
LE RENARD OPPORTUNISTE
Petite fable affable
Près des bois et des landes de bruyères,
Une épidémie de grippe aviaire
Frappe un fort bon poulailler
Le roux renard, sans railler,
S’en vient toquer chez cette volaille
En grand péril de mort par les rocailles.
On panique d’abord mais
Le fin roué a charmé,
Tout sourire, la peureuse poulaille
Qui, de le voir, a mal jusqu’aux entailles.
« Toute panique est erreur
Car ce jour n’est de terreur.
Je vous viens en voisin solidaire
Distribuer ces bons masques légendaires
Qui préservent de ce mal
Tout homme et tout animal. »
La crainte enfuie, enfouie la cervelle.
On crut donc à cette bonne nouvelle.
Même les vils chicaneurs
Devinrent vains opineurs.
Nul ne plaida contre l’opportunisme
D’un geste généreux plein d’altruisme.
Quand notre rusé partit,
Il avait déjà partie
Gagnée : par la liesse des pécores,
Il savait qu’il avait gagné encore.
Racontant à ses deux fils cette histoire
Et laissant tout pantois cet auditoire
Qui, las, ne comprenait mie
De ce qu’il a entremis :
« Vous me croyez changé, lippes friandes ?
Que non : virus avarie la viande !…
Tel qui nous aide se sert
Ou pis nous nuit… en der ! »
jeudi 10 décembre 2020
mercredi 9 décembre 2020
LE CANETON & LE VIPÉREAU
Petite fable affable d’après Le canard et le serpent
de Marie Romey traduite de l’Espagnol d’Yriarte
Allant, l’air bête, dans l’herbette,
Un caneton déambule au train de sénateur,
Faisant aux fleurettes courbettes
Et aux vers révérences goulues, amateur.
Un serpenteau, au soleil, bâille
Sur son chemin. Le palmipède nasillard
S’écrie : « Le beau ver !… Il faut vaille
Que vaille qu’il finisse en ventrée. Et voilà !
- Halte là, Joujou de Jeunesse,
Pour qui te prends-tu donc, jaunâtre cancrelat ?
- Mais l’ami, pour le Roi du monde :
Moi, Vermisseau, je sais marcher, nager, voler,
Habite l’air et la terre et l’onde
À mon gré quand toi, tu rampes au sol accolé !
- Que tu es vain : tu cours moins vite
Qu’un vieux daim, fraie l’eau moins bien qu’un poisson
Maladif et n’iras jamais, Mite,
Aussi haut que l’aigle. Alors ici finissons !
Ajouta le fils de vipère
En mordant fort l’autre. Sache que le plus dur
N’est pas de tout faire, P’tit Père,
Mais de faire bien… et de faire à coup sûr. »
mardi 8 décembre 2020
lundi 7 décembre 2020
FAÎTES SORTIR L’ACCUSÉ(E) !
Petite fable affable
Il est certes des climats plus cléments
Que le nôtre, où la fable aime
À s’encanailler ; mais soucis et tourments
Étant, hélas, partout les mêmes,
Pourquoi partir en ces terres de bonté ?
Cela posé commençons à conter…
Plus vindicative que sorcière
Qu’un charme aurait pris en souricière,
Une poule houspille les piliers
De son abreuvoir et ses condisciples
De mangeoire, toutes buses au triple,
En bref cette poulaille aigrie liée
À elle par la même vie oisive
Qui unit bien moins qu’elle ne divise.
Un quidam, quelque chérubin cafard
Ou jalouse pécore comme volaille
Seule sait en produire, sans fard,
Lui a brisé son œuf, le seul qu’elle baille
Au fermier en toute sa journée.
Le ton papelard, une gourgandine,
Une de ces oies qui tant se dandine,
Parle “accident” sans langue en bec tourner.
« Ah c’est donc toi, la garce, la coupable
Du forfait !… Tu as beau jeu, pitoyable
Animal, d’essayer de te trouver
Excuse mais tu seras châtiée, Dame,
Par l’ergot du coq qui vous ôte l’âme
Des criminelles sans peur éprouver !
- Point du tout !… Mais c’est là chose possible
Autant que malveillance ! » clame l’oie
Qu’approuvent Prince Canard, impassible,
Et compère Dindon, un brin matois.
Lors, Maître Matou, par cette algarade
Attiré, vient faire sa police
Dans cette République et y parade
Parmi une volaille sans malice.
On lui octroie un bel accueil,
Terni de crainte : il a mis en cercueil
Des poussins naguère, d’où des paroles
Ombrées de soupçon pour cet enquêteur
Qui prend par trop au sérieux son rôle,
Et l’en blâment en couvant les caqueteurs.
Lui méprise cette horde poulaillère
Inconsciente, confinée en son clos,
De sa médiocrité de rombière
Qui ne coûte que peu d’efforts, Ballot,
Et ne dérange ni sommeil ni songe.
Très vite, son œil perce le fautif
Qui ne résiste pas, malgré ses mensonges,
À l’inquisition de ce furtif.
C’était bien la poule à l’œuf brisé,
La maladroite. Et l’oie, quoique risée
De cette cour, fut portée en triomphe :
Le chat policier l’a adoubée
“Auxiliaire”. Et notre croque-gomphe
En est fort fière… à la dérobée.
« Tu l’as confondue ! Fait une coquette.
- C’est des plus simples et, las, toujours pareil
Dans ce genre d’affaire, Ma Biquette,
Foin d’interrogatoire ou d’appareil,
Il suffit de se rappeler l’adage
Que l’on n’apprend qu’au contact des plus sages
Faisans qui dit : “C’est la poule perdue
Qui chante le plus haut qui a pondu !” »
dimanche 6 décembre 2020
samedi 5 décembre 2020
COMMENT L'INSPIRATION VINT AUX FABULISTES…
Petite fable affable
Phoebe, sans doute, étant devenue fort pudique
Pour nous montrer ses courbes et rondeurs héraldiques,
La nuit acquit ajours de lune fort mitée,
Laissant voir à tous, lors, des lueurs limitées
Pour l’amour, la chasse, les plaisirs ou l’étude
- À chacun son vice - et à l’ombre la latitude
De régner sur le monde et tous ses environs.
C’est alors que quittant le chaud et doux giron
De Morphée, pour une fois, un brave jeune homme
Qui savait ses lettres et répugnait prou aux sommes
Par la plume nous mit à poil sur du papier,
Grattant volée de vers sans se faire prier.
Alors que sommeille, songe ou rêve le commun
Harassé d’un labeur qui leur reviendra demain,
Vint aux rimeurs, partout, une sombre habitude,
Jamais tombée depuis las en désuétude,
Qui les fait revivre quand l’autre est alité.
La chose ne saurait être dans leurs usages
Car ils ont fait adage, un soir, de ces mots sages :
« L’ennui naquit un jour de l’uniformité*. »
* Les amis trop d’accord, A. Houdart de la Motte (Fables nouvelles, IV, 15, 1719)
vendredi 4 décembre 2020
HAÏKU DE TABAC
L’humanité serait à l’ère quaternaire… mais à écouter certains de mes compatriotes nous, nous sommes plutôt à « l’aire primate ».
jeudi 3 décembre 2020
LA BOÎTE DE PANDORE
Petite fable affable
Eve, jadis, n’écouta pas trop le Barbu
Et voulut savoir, plutôt que tout croire,
Et surtout par elle-même, ce qui est imbu
De prétention et blasphématoire
Pour une simple côte en trop,
Censée obéir. Et au trot.
Et puis, parée de tous les dons, elle
Aussi, vint l’épouse d’Épiméthée,
Qui fut curieuse, faute vénielle,
Au point d’ouvrir sans plus s’inquiéter
Une certaine boîte
Comme une maladroite.
Si notre Mère nous fit quitter l’Eden,
L’écervelée a libéré sur le Monde,
Plus pomme encore qu’une vraie golden,
Tous les maux les plus immondes.
Depuis ils font nos jours
Et gagent nos toujours.
Ainsi, comme la petite vérole
Sur le bas clergé, se sont abattus
Guerre, Misère, Folie la moins drôle,
Vice, Vieillesse ou Orgueil obtus,
Maladie, Mort, Famine
Et travail à la mine.
Je ne dirai rien des Passions,
De la Tromperie,… Ces malheurs, Madame,
Frappent de cent douleurs la Nation
Des Hommes soumise à ces mêmes drames
Souvent, intensément…
Et indistinctement.
Mais, hélas, la pire et la dernière
De calamités à montrer son nez,
Devint le privilège et l’ornière
De qui, vivant un destin mal luné,
N’ont déjà que souffrances.
On la nomme « Espérance »…
mercredi 2 décembre 2020
mardi 1 décembre 2020
LA DIÈTE DES BÊTES
Petite fable affable
La force prime la Raison et le raisonnement :
C’est ce que l’on dit chez les bêtes de trait et autres
Gens de plume qui tant croient penser finement
Et voudraient que l’on fasse de leurs idées les nôtres ;
Leur avis valant Vérité très sûrement…
Mais à l’épreuve des faits toujours ils se vautrent.
Ce sont les mêmes qui prônent que l’animal
Ne peut être, assurément, que sottise et mal,
Ne cherchant en lui que rendement optimal.
Or dans notre gent bestiale, c’est discorde
Que ce point-là, divisant en clans animaux
“Domestiques” et bêtes “sauvages”. Concorde
Est impossible entre eux, leurs mœurs faisant leurs maux !
Les uns n’étaient qu’éloge pompeux du bipède,
Les autres acrimonie et haine des palmipèdes
Aux rapaces. « Pourquoi obliger des ingrats ! »
Faisaient-ils à leurs frères asservis, si gras.
« Autant faire des ronds dans l’eau, à l’aube rasante,
La chose est plus durable voire plus plaisante ! »
On opina. L’idée était séduisante.
Hibou, puits de science qu’on savait profond,
Alors qu’il était léger comme plume et, comme écume
Superficiel, disait qu’on ne peut faire fonds
Sur des êtres qui, de toujours, n’ont d’autre coutume
Que d’apporter aux autres qu’eux-mêmes. Morbleu !
« Nenni point s’en faut ! fit un jeune chat, un bleu
Dans l’assemblée. L’homme pour chacun de ses actes
Doit recevoir sa part de récriminations
Et tout son lot de los. Car cette Nation,
Sans discernement, allant de créations
En destructions, n’est que vaines passions…
- Non, Il est le Mal incarné !… Ton ami fricote
Surtout avec la chicote, les lacs, le fusil,… »
Ce coup pied de l’âne, qui las encrotte,
Était d’un cheval pour l’Humain sans courtoisie,
Quoiqu’il fût, dit Buffon, “sa plus noble conquête”…
Après sa femme, qu’elle soit harpie ou coquette.
« Détruisons cette engeance : la Terre et ses fils,
Nous, ne s’en porteront que mieux des maïs
Aux bois, des sous-sols aux cieux ! » fit Maître Ibis.
« Que ce Sénat est sot ! reprit le chaton qui ronronne,
Vous résonnez plus qu’hélas vous ne raisonnez,
Comme celui, vilipendé, dont la couronne
Vous souhaitez ôter pour vous en blasonner.
Ayant, en vos beaux discours, moins d'esprit critique,
Sur ceci ou cela, qu’esprit à la critique,
Vous êtes de ces peuples voulant solutions
Radicales qui ne sont qu’irrésolution
Et lâcheté s’il faut passer à l’action ! »
lundi 30 novembre 2020
HAÏKU’LTURE
De nos jours, cultiver sa différence est moins difficile que de cultiver son jardin secret.
dimanche 29 novembre 2020
L’OISEAU À MIEL
Petite fable affable
Au pays mozambique, un jour un oiseau
Vint jaser près d’une case et intrigua
Son jeune locataire, un beau damoiseau.
Mais la sécheresse faisant des dégâts,
La faim, sans fin, lui avait creusé le ventre
Et les joues. Il parla à l’aimable chantre
Quand d’autres l’auraient, tout aussi misérables,
Boulotté. Et il sembla répondre, indiquer
Quelque chose. Là. Dehors. Répliquer
Valait moins qu’écouter cet être adorable.
L’homme le suivit. Il le conduisit
À un arbre où ruche bruissait de cent mouches
À miel, et ce suc, en toute hypocrisie,
Elles le gardent pour elles. Par touches,
Notre ami se délecta, se rassasiant
Puis emporta, malgré cent assaillants
Enfumés, ce qu’il put pour tout le village
Laissant et cire, et larves à son guide ailé.
On mange enfin. Nul ne le crut chez les Sages
Quand il dit où et comment il était allé.
Au matin, revint le généreux cicérone.
Il mena l’humain, et ses frères, à d’autres ruchers.
On pilla le travail des abeilles à la braconne.
Mais un des guerriers qui fit le bûcher
Qui enfuma les hôtes d’un tronc des plus riches
Voulut tout y prendre et donc ne laisser que friche
À leur guide : « Ce n'estt que bête après tout !
- Comment ? fit l’ami de l’oiselet vorace.
À la Nature, prends sans piller, partout
Sinon tu auras désolation crasse :
Être ingrat envers qui te fut généreux
Sans avoir été prié ni obligé de l’être,
C’est là doublement offenser les Cieux
Et leur colère ne peut que plus transparaître ! »
samedi 28 novembre 2020
vendredi 27 novembre 2020
L’APPUI DE FENÊTRE
Cycle toulousain
Diaple, la calor me met aux arrêts !
La pousque qui pègue aux groles,
La mèque au nasou des droles,
Très peu pour moi !… Je suis espataré
Sur l’appui de fenêtre, une jambe
Ballante et assagie, le dos chauffé
À cet encadrement tout rose
De briques que rien ne couperose.
Là, je lis et pense sans philosopher.
Je m’empègue d’aléas et d’emmerdes
Au scénario de ces « counarios »,
Un peu madur, à franchir des rios
Pleins de dangers avec coutelle
Et folie pour compagnes de chemin,
Sans savoir si viendra un demain.
J’étais pas alors une brêle !
Alors je quittais la fenêtre où les échos
Si voyageurs de mon enfance
Tissaient un cocon à mes chances,
Un écrin à mes rêves d’un « Quézaco ?! »
Qui roulait des steppes aux savanes,
De Tokyô à La Havane,
Apportant à ma vie plus que leur écot…
La pousque qui pègue aux groles,
La mèque au nasou des droles,
Très peu pour moi !… Je suis espataré
Sur l’appui de fenêtre, une jambe
Ballante et assagie, le dos chauffé
À cet encadrement tout rose
De briques que rien ne couperose.
Là, je lis et pense sans philosopher.
Calé entre ombre et lumière
Et coincé entre fraîcheur et chaleur,
Placé pile à l’endroit où, sans douleur,
Bruit et silence font frontière,
Je cavale vers des lointains climats,
Navigue, vigie en haut d’un grand mât
Au vent qui fisque et je me bougne
Et me castagne la trougne
Pour un mot faux ou un regard hautain
Car je suis un gredin, un maillotin.
Je m’empègue d’aléas et d’emmerdes
Au scénario de ces « counarios »,
Un peu madur, à franchir des rios
Pleins de dangers avec coutelle
Et folie pour compagnes de chemin,
Sans savoir si viendra un demain.
J’étais pas alors une brêle !
Livres trop lus et pages mascanhées,
Je ne fais pas de binz, ma mère,
Sauf dans mes songes et chimères.
Par chez nous, le soleil, faut se le fader !
« Serre-toi de là ! » faisait mon père ;
« Vas par dehors, on t’y espère ! »
Je ne me pastichais pas, ma fé,
Mais pour lui j’étais esclaffé
Comme bouse alors que l’été appelle
L’enfant aux jeux et le jeune à la pelle.
Alors je quittais la fenêtre où les échos
Si voyageurs de mon enfance
Tissaient un cocon à mes chances,
Un écrin à mes rêves d’un « Quézaco ?! »
Qui roulait des steppes aux savanes,
De Tokyô à La Havane,
Apportant à ma vie plus que leur écot…
jeudi 26 novembre 2020
mercredi 25 novembre 2020
LES CINQ ASCÈTES
Petite fable affable
Au royaume des moineaux du hameau,
Au vieux temps des guerres de naguère,
Cinq de ces oiseaux vivant mille maux,
Obligés pour se nourrir, et encore guère,
De courir comme rats empoisonnés,
Décidèrent de s’offrir en sacrifice
Pour la communauté emprisonnée
Dans les vices du monde et ses artifices.
Mais l’auréole n’apportant de bienfaits
Qu’ici-bas, la sainteté ils l’auraient sur Terre
Et dans les airs du bourg. Penser parfait.
Le premier pour fuir les délétères
Colères et ne pas céder à l’Orgueil
Qui vous gonfle aux vents, en vain, d’importance,
Se fit bientôt obstruer le seuil
Des oreilles. Et il n’entend pas, malchance
Le chat qui brise, la lippe à l’envie,
La clôture de silence de sa vie.
Au vieux temps des guerres de naguère,
Cinq de ces oiseaux vivant mille maux,
Obligés pour se nourrir, et encore guère,
De courir comme rats empoisonnés,
Décidèrent de s’offrir en sacrifice
Pour la communauté emprisonnée
Dans les vices du monde et ses artifices.
Mais l’auréole n’apportant de bienfaits
Qu’ici-bas, la sainteté ils l’auraient sur Terre
Et dans les airs du bourg. Penser parfait.
Le premier pour fuir les délétères
Colères et ne pas céder à l’Orgueil
Qui vous gonfle aux vents, en vain, d’importance,
Se fit bientôt obstruer le seuil
Des oreilles. Et il n’entend pas, malchance
Le chat qui brise, la lippe à l’envie,
La clôture de silence de sa vie.
Un autre des passereaux, foi naïve
Ou simple candeur, se refusa net
À manger, ayant une peur maladive
D’une Gourmandise - il goûtait l’aneth -
Qui serait « Goinfrerie » fort pécheresse.
L’appétit venant en mangeant, il jeûna.
L’appétit vint pourtant. Mais sécheresse
De la Raison, le repas pas. Hosanna,
Il mourut en vrai martyr pour les autres
Et en obtint plus oubli qu’aura d’apôtre.
Le troisième pour combattre l’Envie
Et mieux, d’un même coup, l’Avarice
Se délesta, par son vœu asservi,
De ce qu’il avait, comme par caprice,
Jusqu’à ses plumes. Il fut donc emporté,
Cet empoté, par une simple brise.
Un des titis rédempteurs, peu porté
Sur la Paresse, comme pris de crises,
Se perdit à descendre et s’élever
Bref à s’agiter jusqu’à en crever.
Ah, combien on moqua ces cervelles
De piafs chez leurs pairs !… Mais le courage
Étant le fort de ces faibles, on eut nouvelles
Du dernier de nos héros : avec rage,
Fuyant le stupre et la fornication,
Se mit au ban des becquetteurs avides
De dessous de bancs ; ce sans-passion
Chaque jour venant, vécut donc à vide,
Sans amour, sans ami, tant il craignit
La Luxure. La folie l’éteignit…
Au royaume des moineaux du hameau,
Depuis, on prétend, non sans sagesse,
Qu’il faut du temps pour résorber nos maux
Et toute œuvre, même pie, on abaisse
À en hâter le début comme la fin,
Surtout si, hélas, fol excès préside
À ses destinés. Las, d’espoirs défunts
Aux railleries l’impatience guide…
mardi 24 novembre 2020
HAÏKU DE QUEUE
« Nager entre deux eaux » évite aux gros poissons de couler quand le menu fretin est dans la nasse.
lundi 23 novembre 2020
PAS SANS FONDEMENT
À la façon des édito’ pour Rue des Fables
« Ah ben là, je suis sur le cul ! » me disait, naguère, sous la lune, ce faux-derche de rectum de l’Académie où j’officie ici en sursis car, dans ce monde, tous les jours le soleil chasse la lune. Elle savait de quoi elle causait, cette gueule de raie, vraie face de de fesse comme diraient les Anglais, car elle n’en manquait pas d’ordinaire vu que ce quidam, vulgus pecum qui aurait, dit-on, le feu au cul, était séant par la volonté d’une de ces « amitiés particulières » qu’évoquait, jadis, Serge Lama, auteur jamais dans une mauvaise lune, qui mérite tout sauf des coups de pied au cul.
En effet, depuis la pleine lune, me voilà édité… et sur papier. J’ai décroché la lune que j’avais demandée. Et sans avoir à payer de ma personne ni grever de mon maigre pécule de gréviste. Je crois que je vais aller au Casino le plus proche, tenter un croupier, homme croupion s’il en est, voir si le culot me permet d’avoir aussi du bol au jeu même si je cultive, par ailleurs, plutôt l’art du « je » entre autres vieilles lunes. Mes ineffables fables affables sont couchées en un opuscule. Elles ont donc l’honneur d’un ISBN qui fera mon quatre heures et mes autres repas aussi. Jusqu’à la repue. Sans répit ni repos. 2019 ce sera donc pas qu’un anus horribilis quoi qu’en pensent les trous du cul à croupe afro’, grands amateurs et mateurs de ces navets navrants, films au demeurant, que l’on accole ordinairement à la 17e lettre de notre alphabet
Il faut dire que, quoiqu’étant souvent dans la lune, je me suis remué le popotin pour qu’il en soit ainsi et qu’au train où allaient les choses l’affaire n’était pas gagnée pour que se fit cette lune de miel. Se remuer le fiâsse était condition sine qua non. Ces mots-là qui n’aiment pas eux que soient voilée la face d’une femme. Ils sont dans un latin de couventine et visent - sans le toucher - à remonter quelque peu le niveau de ce qui précède qui ne vaut pas un poster rieur de qui, geignard à fignard, voudrait me tanner le cuir à l’endroit le plus charnu de ma personne. C’est la base de tout pour qui aime à ce que chacun s’occupe de ses fesses. Tout le monde en ayant, pourquoi certains, parmi lesquels d’aucuns qui les serrent d’ordinaire, cons comme la lune, auraient-ils plus de cul que d’autres me direz-vous ? Quoi qu’on dise, quoi qu’on fesse, nul être humain qui n’a pas le cul entre deux chaises, ne peut répondre sur le fond à cette question sans se casser le cul jusqu’à la Saint Luc ; et encore, s’ils sont dans une bonne lune. Mais voilà, comme en un « temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », dans le peloton des rimailleurs et écrivailleurs - mais moi j’ai mis ma plume… à la main - qui aiment à se faire voir ailleurs, comme Laurent, j’ai fait mon trou, Fignon, moi qui prône le cul mais nique face à ceux qui serrent les fesses sur l’étroitesse de leur esprit !
Avec mes jeux de mots laids pour gens bêtes de derrière les fagots, moi qui n’ai pas un panier pris par les gens de la ville-ville de la chanson populaire, j’ai donc eu du fion sans avoir le fameux sourire du plombier qui fait exploser le corps sage de tant de femmes callipyges qui, bien ou non, se fessier à la maison, notamment à Bâle, qui est un vrai trou comme chacun sait. Certaines autres dames perdent le boule en même temps que la boule comme ces Fanny provençales qui, lors des jeux de boules - on tourne toujours autour de ça, en petits cochonnets que nous sommes - dévoilent une pleine lune qu’elles laissent embrasser par les vingt culs qu’humilient les vingt coeurs les mieux assis. Pour ne pas finir le cul par-dessus tête, le public qui tombe de la lune qu’on lui a promise souvent, faux-cul en diable, feint de ne rien voir ni savoir quand cons fessent le prieur et cons vaincus refusent de quitter leur trône, voulant rester en selle.
La fourche caudine de la censure, qui est comme cul et chemise avec le trident de Satan, au point qu’on ne sait plus qui fait la liquette, a ce matin la tête dans le cul et ne cesse d’aboyer à la lune que j’ai mordue à pleines dents. Elle ne me fait pas baisser la tête quoiqu’elle me botte le cul, avec raison, sans fin. Si ça ce n’est pas avoir du cul… Et gros comme un département !… Avec ma face de lune, j’ai donc le cul bordé de nouilles en attendant de nouvelles lunes. Oui, il y a bien un « n » moi qui suis pourtant pas porte de derrière et donc sans haine de l’aine comme de l’Aisne…
La lune, n’en déplaise les culs bénis, sans déni, et la mienne en particulier, n’a rien à craindre des loups à qui on la fait voir en plein midi… Alors fabuleusement vôtre !
En effet, depuis la pleine lune, me voilà édité… et sur papier. J’ai décroché la lune que j’avais demandée. Et sans avoir à payer de ma personne ni grever de mon maigre pécule de gréviste. Je crois que je vais aller au Casino le plus proche, tenter un croupier, homme croupion s’il en est, voir si le culot me permet d’avoir aussi du bol au jeu même si je cultive, par ailleurs, plutôt l’art du « je » entre autres vieilles lunes. Mes ineffables fables affables sont couchées en un opuscule. Elles ont donc l’honneur d’un ISBN qui fera mon quatre heures et mes autres repas aussi. Jusqu’à la repue. Sans répit ni repos. 2019 ce sera donc pas qu’un anus horribilis quoi qu’en pensent les trous du cul à croupe afro’, grands amateurs et mateurs de ces navets navrants, films au demeurant, que l’on accole ordinairement à la 17e lettre de notre alphabet
Il faut dire que, quoiqu’étant souvent dans la lune, je me suis remué le popotin pour qu’il en soit ainsi et qu’au train où allaient les choses l’affaire n’était pas gagnée pour que se fit cette lune de miel. Se remuer le fiâsse était condition sine qua non. Ces mots-là qui n’aiment pas eux que soient voilée la face d’une femme. Ils sont dans un latin de couventine et visent - sans le toucher - à remonter quelque peu le niveau de ce qui précède qui ne vaut pas un poster rieur de qui, geignard à fignard, voudrait me tanner le cuir à l’endroit le plus charnu de ma personne. C’est la base de tout pour qui aime à ce que chacun s’occupe de ses fesses. Tout le monde en ayant, pourquoi certains, parmi lesquels d’aucuns qui les serrent d’ordinaire, cons comme la lune, auraient-ils plus de cul que d’autres me direz-vous ? Quoi qu’on dise, quoi qu’on fesse, nul être humain qui n’a pas le cul entre deux chaises, ne peut répondre sur le fond à cette question sans se casser le cul jusqu’à la Saint Luc ; et encore, s’ils sont dans une bonne lune. Mais voilà, comme en un « temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », dans le peloton des rimailleurs et écrivailleurs - mais moi j’ai mis ma plume… à la main - qui aiment à se faire voir ailleurs, comme Laurent, j’ai fait mon trou, Fignon, moi qui prône le cul mais nique face à ceux qui serrent les fesses sur l’étroitesse de leur esprit !
Avec mes jeux de mots laids pour gens bêtes de derrière les fagots, moi qui n’ai pas un panier pris par les gens de la ville-ville de la chanson populaire, j’ai donc eu du fion sans avoir le fameux sourire du plombier qui fait exploser le corps sage de tant de femmes callipyges qui, bien ou non, se fessier à la maison, notamment à Bâle, qui est un vrai trou comme chacun sait. Certaines autres dames perdent le boule en même temps que la boule comme ces Fanny provençales qui, lors des jeux de boules - on tourne toujours autour de ça, en petits cochonnets que nous sommes - dévoilent une pleine lune qu’elles laissent embrasser par les vingt culs qu’humilient les vingt coeurs les mieux assis. Pour ne pas finir le cul par-dessus tête, le public qui tombe de la lune qu’on lui a promise souvent, faux-cul en diable, feint de ne rien voir ni savoir quand cons fessent le prieur et cons vaincus refusent de quitter leur trône, voulant rester en selle.
La fourche caudine de la censure, qui est comme cul et chemise avec le trident de Satan, au point qu’on ne sait plus qui fait la liquette, a ce matin la tête dans le cul et ne cesse d’aboyer à la lune que j’ai mordue à pleines dents. Elle ne me fait pas baisser la tête quoiqu’elle me botte le cul, avec raison, sans fin. Si ça ce n’est pas avoir du cul… Et gros comme un département !… Avec ma face de lune, j’ai donc le cul bordé de nouilles en attendant de nouvelles lunes. Oui, il y a bien un « n » moi qui suis pourtant pas porte de derrière et donc sans haine de l’aine comme de l’Aisne…
La lune, n’en déplaise les culs bénis, sans déni, et la mienne en particulier, n’a rien à craindre des loups à qui on la fait voir en plein midi… Alors fabuleusement vôtre !
dimanche 22 novembre 2020
samedi 21 novembre 2020
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