Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

dimanche 18 décembre 2016

HAÏKUSS’ DE HARICOT

2016 : Déménagement forcé des Dominicaines de Lourdes.
L’évêque fait la sourde oreille à leur refus obstiné.
L’évêché serait-il bouché ?… En tout cas, ça ne sent pas bon tout ça !

SUR LA VOIE DE MA VOIX

Lorsque l’air foisonne de parfums
Et qu’il frisonne de souffles à jeûn,
L’abandon, souvent la solitude,
Me font m’épancher plus. Habitude ?

Ils poussent mes mots au libre élan
- Aimer encore,…
Par tous les pores  ! -
 Et l’encre noircit des rêves en blanc,
Coule sur les promesses du monde
- Encore aimer… -
 Qui bruit sans moi, qui, loin, broie et gronde.
- Sans barguigner. -  

Puis ma tristesse se fait tendresse
Et toute amertume, en moi, régresse :
La papier n’a bu que mots émus,
Paroles qui touchent ou remuent.

Elles hésitent, entre larme et sourire,
- Encore aimer
Sans rechigner -
Pour causer de tout sans rien décrire,
À broder sur la trame des jours
- Aimer encore… -
La rose et les orties tout autour.
- Par tous les pores ! - 

Moins de rage dans mes passions;
Entre empathie et compassion,
Voilà ce que cherchent mes écrits
Pour porter mes rires et mes cris,
Mes ressentis, mes espoirs, mes doutes,…
Parce que je veux, homme en déroute
Dans un monde qui tourne plus rond,
Rester humain, vivre pour de bon
Et malgré tout ce que j’en peux dire
Ou penser tout bas et, pire, écrire
Encore aimer,
Sans rechigner,
Aimer encore
Par tous mes pores…

samedi 17 décembre 2016

HAÏKU SLALOMÉ

Plutôt que descente d’husky je préfère une balade en raclette !

LE COCHON RONCHON

Petite fable affable

Habitué à sauter du coq à l’âne 
Dans des fables qui seraient bien moins 
Alertes que rurales, toujours je glane
D’anciens contes ayant l’odeur du foin.
En voici un d’origine catalane :

Là-bas, un vieux cochon malengroin,
Insupportable et prompt du coup de poing
- Il n’y aurait pire aîné qu’en nos montagnes -
Causait sans fin ni soif avec une aragne
Des moins arrangeantes, prétendait-on,
Spécialiste en sodomie des diptères.
Aucun ne voulait céder, même du ton,
À l’autre ni à quiconque sur la terre.
Leur puissance laxative était dicton
Ici comme ailleurs et jusqu’en Angleterre.

Il ne supportait pas plus le grouillement
De tous les insectes vibrant mêmement
Sous son museau et à ses roses oreilles.
Sa colère fut, ce soir, sans pareille :
Que faisait donc cette reine des hauteurs,
Grande tricoteuse de toiles immenses
Et ravaudeuse de trous en apesanteur,
Pour faire régner la paix en cette manse ?
Elle n’était que l’un de ses serviteurs
L’eût-elle oublié par hasard ou démence !

Mais le verrat qui buvait du petit lait
En crachant son venin à qui ravalait
Sa colère eut un geste d’impatience.
Le gros lard qui, jà, briconne avec science
Autant qu’il braconne pour agrandir son État
Décide que discussion qui trop dure
Nuit à son pouvoir autant qu’attentat.
Il veut écraser la soyeuse guipure
De l’araignée qui, elle, est le potentat
En son grenier à lui, donc tout crêpures.

Le cochon convoqua tous les animaux
À qui les rets de l’autre causaient des maux.
Surtout les gros, ceux qui d’ordinaire passent
À travers son filet, aux petits, impasse.
Donc, il fomente depuis son grabat
Une rébellion contre cette tique
Qui est sans plus de façon mise à bas
Et puis aux rebelles offre un viatique :
Pour faire le vide, invente un coup d’état,
C’est là loi chère aux hommes… politiques !

vendredi 16 décembre 2016

LEVONS L’HAÏKU DEUX

Verre de rouge vaut mieux que vert de rage et verre de blanc que vert-de-gris !

LE RETOUR DES AVENTURES DE FRÈRE SOURIRE

Frère Sourire, ce bon raseur mal rasé,
Du haut de son mètre soixante d’altitude,
Prend son monde de haut, désormais, pas blasé
D’avoir tant comploté pour au mieux se caser,
Marchant sur les autres tout à sa latitude.

Ni lisse ni poli, Sieur Crâne d’Obtus,
Actif du neurone moins que de la glotte,
A pour vraies qualités, c’est bien entendu
La franchise, la taille et la hargne falote
Du petit roquet qui croit que tout lui est dû.

Quand d’autres se laissent porter par toute vague,
Lui en fait, pour que sa cause connaisse effets.
La douleur des autres lui est, las, bonne blague.
Roué se pensant fort rusé, sûr de son fait
Et d’avoir gagné, d’un vil bon mot, il les schlague…

Ni lisse ni poli, Sieur Crâne d’Obtus,
L’air cafard, cherche des puces à ses bons collègues
Qui n’appartiennent pas au cercle d’imbus
D’eux-mêmes qu’il préside et, au loin, relègue
Obscurs, pairs ou sans-grade,… anonyme cohue. 

Là, malheur aux vaincus !… Il est le roi du monde,
Insensible à ce qui n’est pas son intérêt
Il parade comme un coq, plus vil et immonde
Qu’avant, plus arrogant que ces coupe-jarrets,
Saints satrapes régnant sur quelque tiers-monde !

Ni lisse ni poli, Sieur Crâne d’Obtus,
Qui se croit un renard, mais n’est qu’un blaireau râle
Comme un pou, dès qu’on contrarie l’individu 
Si indispensable au monde tant sa morale
Tient du morpion et du vain loquedu.

Il savoure, sans fin et sans foi, sa victoire.
Mais rien, dit-on, n’est simple en ce monde-ci :
Il fut décidé par ses chefs, un Directoire
Craignant moins sa rogne que son impéritie,
Malgré ses amis, une autre fin à l’histoire.

Ni lisse ni poli, Sieur Crâne d’Obtus,
Ne se mouche pas, en rien, du pied gauche…
Ni du droit d’ailleurs et son manque de vertu
Lui est comme un blason, un écu dès l’embauche :
Ce loup-ci est d’une peau de vache vêtu. 

Le rieur désormais moqué, pleure et divague,
Pestant contre le sort qui devient son lot :
Tout anéanti et balayé par la vague 
Par lui-même créée. Il perdit son boulot…
Frère Sourire, est plus amer que l’eau des vagues !

Ni lisse ni poli, Sieur Crâne d’Obtus,
Est fort marri d’être floué de la sorte
Et jure tout haut, qu’on ne l’y reprendrait plus :
Mais il est ce genre qui, mis à la porte,
Trop fier, entre par votre fenêtre et rue !

jeudi 15 décembre 2016

HAÏKU ART

Qui avoue qu’il a la mémoire qui flanche est digne de mon meilleur souvenir !

C'EST QUE DES TRUCS

« Rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme. »
Antoine Lavoisier (1743-1794)

C’est que des trucs, des machins et des choses
Assemblés à la glu à forte dose,
Des bouts pourtant « durement gagnés »
Que l’on a éparpillé ou gaspillé.
Tout ce bazar devenu paysage
À force de bricoles hors d’usage,
Ce monde de récupération
Vit là comme par procuration.
Et pourtant ce n’est qu’un fourbi de choses 
Cassées, de trucs ronds, de machins roses,…
Qui s’allient, s’ajoutent en un tournemain
Rappelant à l’Homme qu’il est humain.

Oui, c’est des trucs, des machins et des choses
Que « le système D » a mis en pose…
Une illusion attrape-nigaud,
Un filon de ficelles, un marigot
D'affaires qui nous rappelle 
Nos jours faits d’expédients à la pelle,
Une mise en scène de « brisé », de « perdu »
Ou de « jeté » que sont nos jours ardus
Tout d’ustensiles détournés, de choses 
Cassées, de trucs ronds, de machins roses,…
Qui composeront de nouveaux demain
Si on veut bien y mettre la main !

mercredi 14 décembre 2016

HAÏKU’N SULTATION OFFERTE

Un rhume bien soigné ?… C’est une semaine.
Un rhume mal soigné ?… C’est sept jours !

EN ROUTE POUR… UN CIEL D’AILLEURS & UN JOUR D 'HIER

C'était au temps des colonies,
Palétuviers et Tonkinoises
Sous un soleil sans agonie.
Nous avions quitté l'ardoise
Des toits et campagne paloise,…
Ces cieux bénis
Nous faisaient « dames » et sournoises,
Toute ironie.

Avec nos servantes chinoises,
Au temps de notre hégémonie
Les villageoises cherchaient noise
Pour fuir la monotonie
Des siestes, des insomnies,… 
Buvant l'armoise,
On est maîtresses sans déni : 
C'est nous qu'ils toisent !


Ici, la vie est harmonie,
Lasse et turquoise,
Où sont passées ces symphonies
Siamoises ?

mardi 13 décembre 2016

HAÏKU HIC

Va, elle est inique ta mère… 
Non, elle est unique ma mère !

LE RAT À L’OURSIN

Petite fable affable

Un vieux rat, que l’on disait avide
Tout autant, hélas, qu’avaricieux
Maudissait les dieux et les Cieux
D’avoir créé tant d’êtres à la bourse vide.
Il proclamait que « Donner » était mort
Et « Prêter », son cousin, des plus malades ;
Et pourtant, chaque jour, qu’il se balade
Ou soit affairé, un Sans- Remords
Venait pour quêter, en pleurs, quelque aumône
Ou pour quémander pelures d’anones…

Mais le grippe-sou, l’air las, expliquait
Alors que, malheur, il avait en poche,
Accroché comme une moule à sa roche,
Un énorme oursin qui, las, s’appliquait
À le rendre à jamais pleure-misère
Et à passer pour racle-denier, lui
Qui était plus généreux qu’eau de pluie,
Offrant sans compter épine au Rosaire :
Il était économe et non mesquin
Ou pis, grigou, n’en déplaise aux pasquins !

C’est donc cet animal marin de poche
Qui avait adopté notre radin,
Qui en faisait le ladre, un brin badin,
Qu’il était devenu. C’est bien moche !
D’aucuns crurent ce Fesse-Mathieu
De profession, aux champs comme en ville,
Sans s’étonner que, l’âme servile,
Il se fit cussou peu amitieux
Et sans concession. Foi, de bedeau,
Sa vie ne devait pas être un cadeau !

Mais si certains détestaient fort ce pingre,
On haïssait plus encor’ cet oursin,
Cet invisible barbare marin,
Qui le poussait toujours au don malingre,
Aux doigts croches, au sourire pincé,…
Cette bête vivait aux crochets d’un autre,
Ce qui est mal, vous dira tout bon apôtre,
Mais pire, en plus de son hôte rincer,
Il le faisait souffrir comme une bête,
Au point que ce rat perdait la tête !

Ainsi vécut ce rongeur liardeur,
Moins blâmé que plaint, toujours chiche
Et lésineur à tout heur, quoique riche,
Pourfendant tous les pauvres demandeurs.
Un jour, il fut victime d’un rapace,
Un vrai, un vautour - un peu rapiat
Lui aussi, dit-on ! - galapiat
Souvent. Hélas, bien plus qu’à son tour !
Car on ne retrouva , en fond d’impasse,
Que la veste de notre rat pouacre :
On en déduisit donc son massacre.

Vite, ceux dont l’esprit volait si bas
Que, s’il ne tombait pas dans l’ornière,
Il cognait à toute taupinière,
Fouillèrent, sans faire plus de débat,
Ses poches. Rien. Le vieil égoïste
Était bel et bien baratineur
Et moins ménager que lésineur :
Pas d’oursin chez cet anti-altruiste !
Tout rat, face aux défauts dont on l’accuse,
Trouve un tiers coupable pour excuse !

lundi 12 décembre 2016

HAÏKU DE GOÛT, PILLONS !

Avare devin est moins soûlant que que ton eau de Rome !

SALUT L'ARTISTE !

          Il est des noms qui vous marquent à jamais. Les gens de talent ne manquent pas, les génies sont plus rares. Marcel Gotlib était de cette seconde race-là, avec son complice des Dingodossiers et des Rubriques-à-brac, René Gosciny, il m'a appris l'humour dans ma prime jeunesse qui en manquait follement. Je n'ai jamais eu son trait mais les mots de son complice et sa façon de jouer avec ont fait beaucoup de je que je suis autant que de ce que fait.. Et je ne suis pas le seul dans ce cas,… l'élève Chaprot peut en témoigner.
   Bien sûr, plus tard, l'âge venant, même si SuperDupont restât mon super-héros préféré, d'autres maîtres ont suivi. Cabu en particulier. Mais Gotlib, s'il ne fut pas le seul qui puisse expliquer pourquoi je suis comme je suis, reste le premier à m'avoir façonné et c'est à ce titre que je lui rend un modeste hommage à travers ceux de ses personnages qui m'ont le plus marqués dans cette sobre composition personnelle. C'est ainsi que je dis à ce dessinateur hors-pair et inventif qui, depuis le 4 décembre dernier, a rejoint son irremplaçable ami scénariste et dialoguiste dans les cieux où trônent les plus grands artistes où ils doivent apprendre aux anges, déchus ou non, à se fendre l'auréole et à battre des ailes pour applaudir à tout rompre, surtout les tympans d'un Dieu qu'il n'a jamais ménagé


dimanche 11 décembre 2016

HAÏKU VERT DANS MON ASSIETTE

Si vous mangez trop riche,
Mettez-vous aux pois chiches !

SUR L’AUTRE FACE DE MES JOURS

Là, sur l’autre face de mes jours,
Quand la nuit s’endort, tend sa voile
Pour sommeiller sous l’or des étoiles,
Se perdent les « jamais », les « toujours »,…

L’insomnie m’y guette comme un squale,
M’offrant courts répits et repos gourd.
L’amnésie fuit mon cuir et ma moelle.

Ce requin mord  mes pensers secrets
Et dévore jusqu’aux quelques riches
Heures de mes jours qui en sont chiches
Pourtant… Et le vide en moi se crée

Puis quand j’ai l’âme et l’esprit en friche, 
L’aube ouvre enfin ses ailes de craie
Et de sang sur un jour qui derviche.

samedi 10 décembre 2016

HAÏK(aka)U ÊTES !

Si l’on vous dit « outragé » cela ne veut signifie pas que vous soyez un vieil alcoolique !

À CE QUE JE NE PEUX VOIR EN PEINTURE

À l'issue des Primaires, tout le reste est secondaire…

Les Hommes n’en ayant plus rien à faire,
Le roi Râ n’est plus là ; sa lumière a chu.
Nuit, en bruits de bottes, sur la Terre
Referme sa chemise noire. Déchu
Et brisé, l’arc-en-ciel dans l’eau se terre.
Las, plus de couleurs, plus que des douleurs,
Depuis que tous les tons pastels s’estompent
Se noient dans une pénombre de malheur
Où seuls vert-de-gris et brun, tout en sang, trompent
En ombres, cette sombre uniformité
Qui s’est emparée de notre Humanité…
Car, comme un enfant, elle se manipule,
Elle et ses valeurs, quand on est sans scrupule.

Depuis qu’ici-bas, partout, Jour est mort
On vit tout ce que l’on ne voulait plus vivre
Parce qu’à des trompe-l’œil, sans nul remords,
On s’est voué, aveuglés, quand les livres
Qu’on boudait disaient de se garder des mors.
Et désormais, on se méfie des nuances
-  Teintes éteintes,  coloris déclinés
En gris ne sont pas suspects de déviance ! -
Le pigment qui relève le plat, in fine.
Cesse d’être mis sur la brosse, êtres crédules,
Donc suivront Iniquité, Inanité,…
Les peintres qui jouent au retour de pendule
Nous composent de ces terribles beautés !

vendredi 9 décembre 2016

HAÏKU DEUX SUR LA TABLE

Contrairement à ce qui arrive d’ordinaire, dans les séries télévisées, 
c’est à force d’en bouffer qu’on finit par passer à table !

LA RUE RÂLE…

Petite fable affable

La rue râle et peste que ça nous effraie !
« Ah, ce n’est pas tant tout ce que tu pourrais
Me faire qui m’inspire, hélas, de la crainte ;
Oui, j’ai plutôt peur de ce que je pourrais
Te faire si tu n’es pas vite hors d’atteinte ! »
Grogne encor’ depuis la grille, au molosse
Du jardin, le gris chat passant par la rue.
Et il n’avait pourtant rien d’un colosse
Mais ce chien-là, sur parole, le crut
Car il savait que d’un simple coup de griffe
Bien placé de ce félin il pouvait
Mourir de douleur à deux pas du pavé.
Méfiance donc avec cet escogriffe
Malgré son envie d’aller jusqu’au mornifles.

La rue râle et peste, on peut l’affirmer.
« Pourquoi donc tant de haine ? osa l’enfermé
Je ne fais qu’aboyer !… C’est pour cet usage
Que l’on me paie et que je dois m’enflammer
Dès qu’une seule ombre se profile au grillage !

- Ah mais grand bien te fasse, Gros Nigaud !

- Quel mépris : je ne te fais ni mal ni crasse !

- Tes frères et toi n’êtes que des saligauds !

- Pourquoi détestes-tu tous ceux de ma race ?

- Parce ce que mon peuple et moi avons souffert
Par ceux à qui les tiens se sont offerts !

- Cela explique tout mais rien n’excuse :
Retourne-toi contre qui tu accuses ! »

jeudi 8 décembre 2016

HAÏKU DE BRIQUET

Un fumiste fumeur fume-t-il plus qu’un fumier fumasse ?

LA SUPPLIQUE DU CHAPELAIN

Moi, le patelin
Aux airs poupelins,
Ma vie est avide
D’instants opalins,
D’heures plus fluides
Valant fifrelins,
D’amours perséides
Gravées sur velin,
D’amours danaïdes,
- Caresse et câlins ! -
Des plaisirs d’Ovide,
Un rien angelin.

Je suis un vilain,
Un fils du Malin
Et, lune impavide,
Mon cœur est trop plein
De maux fait séides
De mots sibyllins.
L’esprit orphelin,
Ma tête est bien vide,
Ma face livide
Sous mes yeux salins.
Que les Néréides
Fassent un drap de lin !

mercredi 7 décembre 2016

HAÏKU’QUETERRIE DANS L’ŒIL

Qui est louche n’a pas que la vue qui biaise !

EN ROUTE POUR… UNE LOVE STORY

Ma vie se noie dans son regard
Au soleil corail de ses lèvres ;
Elle n'a rien d'une couguar
Qui ne sont que sens en fièvre.
Quitte à passer pour un mièvre,
Pour un ringard
La voir une heure me rend chèvre
Me fait hagard,…

Joyau sculpté par un orfèvre,
Près d'elle, moi qui suis sagard.
Le temps file comme un lièvre.
Faisant un palais d'un hangar,
Ses silences me sont égards
Tout en balévres ;
Sa voix, à moi simple smigard,
M'est genièvre…

Ma vie se noie dans son regard
Mort sur ses lèvres,
Joyau sculpté par un orfèvre,
C'est ma fièvre !

mardi 6 décembre 2016

HAÏKU’RISTE

Ce n’est pas une garantie de propreté que d’être honnête !

CHANSON CHICHE

Grande maison et belle voiture,
Je suis d'un homme la créature
Docile, servie avec droiture
Par des domestiques sans stature,
Ombres esclaves, caricatures,…
Je suis un objet, fourniture
Jetée aujourd'hui en pâture,
Qu'on changera une fois mature,
Si elle ose une conjecture
Ou si change, hélas, la conjoncture,….

Qu'est-ce qui est vrai quand on a tout
Ce que l'argent vous offre et donne ?
C'est l'amitié d'un gros toutou,
L'amour d'un chien qui tout pardonne,
N'attend rien, pas même un poutou !

Fleur de culture, toute en postures,
Reflet, simple image de capture :
Beauté, mutisme et désinvolture
Calculée, je suis une imposture 
Que l'on cajôle et que l'on triture
Dont un vieux beau paie les factures!
Tous les jours en villégiature,
Mangeant le caviar, d'aventure,
Comme d'aucuns la confiture
N'ayant de souci que ma vêture,
En grands noms de la Haute Couture,
Avec quel foulard ? Quelle ceinture ?
Chanel ou Dior ?… Quelle torture !
Et Cosmo' ou Elle pour lecture ?

Qu'est-ce qui est vrai quand on a tout
Ce que l'argent vous offre et donne ?
C'est l'amitié d'un gros toutou,
L'amour d'un chien qui tout pardonne,
N'attend rien, pas même un poutou !

Côté cerveau, j'suis pas un' pointure :
Dessous mes tentures et ma teinture,
Je regrette parfois ma roture,
De la vie la texture : ruptures
Questions, ennuis, soucis, fractures,…
Grande maison et belle voiture
Me font là belle et bonne clôture,
Me sont éternelle sépulture,
Et tout le reste est littérature,
Sotte argutie et fioritures…

Qu'est-ce qui est vrai quand on a tout
Ce que l'argent vous offre et donne ?
C'est l'amitié d'un gros toutou,
L'amour d'un chien qui tout pardonne,
N'attend rien, pas même un poutou !

lundi 5 décembre 2016

M’HAÏKU’MBA

Point de pouvoir qui ne soit à revoir surtout si lui fault le devoir de pourvoir au savoir.