Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

mardi 15 avril 2014

LE PÉCHEUR & LE PRÉCHEUR

Petite fable affable

Tout n’est jamais que brimborions et broutilles,
Aux yeux du plus malgrâcieux des pécaris.
Il ennuie mais il s’en gausse et s’en rit :
Au pire est-ce babiole… ou pécadille,
Alors ne lui cherchons pas de bisbille.
En toute chose n’importe que lui
Sinon l’animal s’emporte et, pis, bruit :
Sa colère aveugle, s’abat, étrille,
Se peut parce ce qu’elle est, chez lui, sourde aussi :
Il nous tympanise, de mots nous scie.

Chacun subit son mauvais caractère,
Mais on se tait, sauf un vieux capucin
Entré dans les ordres et qu’on pense saint ;
En tout cas, sûr, il n’est, en rien, malsain !
C’est le seul qui tance ce locataire ;
Il ne veut remettre la vérité
Au fond du puits, où elle s’abritait,
Pour la noyer. Tout vaut mieux que se taire !
Aussi apostrophe-t-il ce pécheur,
Blasphémateur quand il se fait hucheur
Mal’en groin, égoïste, autoritaire,…

L’autre, impie, méprisant Dieu et la caste
Qui prétend le servir en se servant
Laisse causer notre sage savant,
Qui, lui, garde son calme. Quel contraste :
Mais ce jourd’hui, l’autre crie au gymnaste :
« Descends, Prêcheur, me le dire plus près ?…
L’érudit n’est-il que discours tout prêts ?!
Méfie-toi des gens qui se disent chastes…
Disait mon père, fit le pécari
Face au singe qui se faisait souris,
… Alors qu’ils ne sont qu’impuissance et baste ! »

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