Pas à pas, sans que ne ne tinte trop sa clochette,
La Peste marche à nous pour nous offrir sa nuit ;
Le Rhinocéros se multiplie, fait grand bruit,
En costume croisé, notre esprit il crochète.
Nos ciels grisent de plus en plus à coup de machette
Les étoiles palissent ou pire s’enfuient,
Lumières artificieuses et sans fruit ;
Le Mal se vend à qui veut bien qu’on l’achète.
On a beau peser lourd sur nos portes et calfeutrer
Nos fenêtres, il entre par toutes à la première brèche
Pour nous décocher, ça, là, ses venimeuses flèches.
Moins en loques qu’en costume croisé, outrée
Dans ses propos, manipulatrice en diable,
La Peste s’invite, hélas, à notre table.
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