Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

samedi 15 décembre 2018

HAÏKU DÉS

J’ai toujours eu des faims de moi difficiles.

LE CHEVAL DE GUERRE

Petite fable affable

Bête de labour devenue cheval de monte,
Une rosse allant toujours à bride abattue
Narguait, pis morguait, ses père et frères. Sans honte
Elle se rinçait la bouche de son statut
Nouveau qui, seul, lui donnait valeur et vertus.

« Ne redoutant de mourir, ne craignant de vivre,
Je suis advenu plus haut que je ne suis né,
J’irai là où vous n’irez jamais, de gloire jà ivre,
Sans creuser sillons, aux durs labeurs condamné
Ni tirer charrois tout au long de mes années,
Fit-il, au milieu d’un millier de mouches.
Et je suis bien bon de vous en dire, là,
Ma râtelée, ne voulant mie, hors escarmouche,
Traiter avec plus petit sire que moi.…Voilà
Jusqu’où mon bon cœur me conduit sans tralala ! »

Mais la bête qui le mit bas, sans manigance,
Certes l’esprit las et le pas fort fatigué
Qu’indispose cette insufférable arrogance,
Mortelle navrure à son cœur mal irrigué,
Osa, trottinant et crottinant, répliquer
Non sans un brillement de l’œil - était-ce larme ? -  :
« Tu nous penses passifs parce que patients
Et vas l’esprit émoulu céder aux vains charmes
Du métier des armes, jeune inconscient
À la langue affûtée, te croyant omniscient
Mais nous serons peut-être ceux qui, l’année prochaine,
Tireront ton corbillard, mon beau baraqué ! »


Notre prétentieux ne digéra pas sans peine
Cette arête fichée en sa gorge, le caquet
Las clos, ne la pouvant ni gloutir ni raquer.
Pis, notre fier bourrin, fort haut à la piaffe
Mais des plus basses de poil, à peine rendu
Au champ d’honneur y connut la funèbre épitaphe
Des héros apprenant par soi, quoi qu’en gueule fendue,
Qu’il est des pentes aussi vite montées que descendues !


Illustration : Élisa Satgé (été 2019)

vendredi 14 décembre 2018

UN PEU HAÏKU’QUIN

Les courbes de ton corps sont les seules lignes de ma vie…

LES QUESTIONS ANGOISSÉES D’UN GÉOGRAPHE DÉBOUSSOLÉ

Le Doubs (25) ne porte-t-il pas mal son nom quand on sait que c’est le département le plus froid de France métropolitaine ?
Court-on de malchance à Époisses (21) ?
Gidy (45) quoi ?
Peut-on pousser sans risque jusqu’à La Garde (83) ?
Gray (70) est-elle tout en nuances ?
Pardies (64) c’est perdu ?
Il n’est de Saulieu (21) que sottes gens ?
Peut-on jumeler Seurre (21) et Fraire (Belgique) ?

jeudi 13 décembre 2018

HAÏKU RIT : DEUX COURSES !

Il est tout aussi inutile, pour le faire revenir à la raison, de taper un quelqu’un qui soit complètement frappé ou descendre quelque autre qui serait par trop remonté !

LES CHEFS ÉTIOLÉS

Petite fable affable d’après Bleuet et Tulipe d’A. Cailloux

Dans le creux d’un chemin torturé,
Un bleuet, délaissé, courbe la tête ;
Oublié des uns, d’autres dénigré 
Le voilà agelaste qu’un chagrin entête
Malgré une faune fort affairée,
Dessous le soleil nu, de plomb ferré
Qui règne au ciel blanchi à la chaux, vole
Et s’envole, le survole, frivole.

Mais la sécheresse le fait plier, 

Ployant sous son fardeau de lumière, 
S’agenouiller en terre fendillée
Par l’haleine de souffles aux coutumières
Torridités. Jà il ne se redresse
Plus à la nuit aux chaudes caresses
Enviant, là-bas, en la maisonnée,
Dont il admirait les croisées ouvertes
La tulipe en pot, certes encloisonnée
Qui d’eau abreuvée, qui d’ombres couverte.
Rougit sans pudeur, à tout œil offerte. 

Cette arrogante semble se moquer,

De ce sauvage desséché aux pétales
Las, à la tige fatiguée qui évoquait
À cette prisonnière à la vie étale, 
La Liberté, des rêves d’Horizon
Aux vents caressants, aux ciels grisons,…
Quand il vivait debout et solitaire,
Touche d’azur perdue à fleur de terre.

Sous ses limbes fraîchies, huit jours durant,

Elle paraît, parade à sa fenêtre,
Face à ce bleuet meurtri, se mourant
De soif et se revanche de n’être
Qu’en sursis… car sûr, lui, il fanera
Avant elle sous le râle de Râ.
 Or un matin, une ondée tombe en la plaine.
Le bleuet s’offre à elle et d’un seul coup revit
Quand la tulipe sent s’enfuir, l’alêne
D’un pistil harassé et tomber, sans vie,
Peu à peu, de sa corolle écarlate
Qui choit sans grâce, virant violate.

Le bleuet en conçoit quelque regret

Car toute beauté qui flétrit attriste
Les fils de Dame Nature que les rets
De l’Homme n’ont pas pris, en égoïstes,
Pour les domestiquer et la tulipe
Songe, un peu tard, à un vieux principe :
« Être soi, sans jalousie même tue,
Ni prétention, est plus que vertu. »

mercredi 12 décembre 2018

HAÏKU’LTURE

Se cultiver permet de semer des questions pour récolter des doutes.

VU SUR MA TERRASSE

Rose de Chine saupoudrée de lumière, 
Un hibiscus tend haut au divin soleil
Ses corolles drapées, de coutumière
Façon, se défroissant après sommeil.
Le pistil arrogant, long stylet, grave
L’éclat vif de sa propre gloire en vers
Qui s’arabesquent au ciel dont il brave
L’azur inondant jà notre univers.

Ce calame nous griffonne un poème,
À l’encre de la nuit et de l’été,
Qui chante les aubes un peu bohèmes
Et l’aurore tout en suavité,
Donnant de soie, comme parfois on s’offre
Sans retenue, au large de ces vents
Qui chantent tous les parfums pris au coffre
D’un temps sachant ses derniers levants.

mardi 11 décembre 2018

HAÏKU’R

Un vit qui vit sans envie, à mon avis, manque de vie.

TOUTES RÉVÉRENCES GARDER ?

Petite fable affable

Une volaille, poulet de son état,
Déplorable au demeurant pour tout vous dire,
Saillant d’un buisson où il fit galetas,
Vaguait vers l’écurie. Et l’on peut prédire
Qu’il n’y était ni bienvenu ni attendu :
Cour et haras ont relations tendues !
Vivant très à l’étourdie et l’œil au vague
Cet oiseau s’était-il céans égaré ?
Voulait-il prendre le pouls, la bonne blague,
Ou chercher des poux, quitte à se bagarrer,
Aux chevaux qui voyaient, et non sans mésaise,
Venir cette poulaille au pas qui biaise.

Un poulain l’accueille fort civilement,
Bonhomme assez, et plus encore bonne âme,
En tout cas plus amène que les juments.
À ses bonnetades répond avec flamme,
Politesses sans petitesse, l’ailé
Des lieux, par ces saluts fort emballé.

L’autre, du mot, de l’oeil, du geste, en rajoute
Voulant prouver là qu’un poulain est poli
Autant qu’un poulet, qui ne veut être en reste
Pour les grâces à bailler qui paraissent joutes
Dès lors. On crut même à les voir que cela
N’en finirait pas et l’on s’en trouva las

Mais une pouliche, sans autre pourliche,
Sabota le poulet, rua sus son pair :
« Cessez donc vos manières de potiches !
Si courtoisie est, selon mode dans l’air,
Obsolète voire archaïque c’est vous
Et vos semblables les coupables, j’avoue !
Si le manque d’urbanité est nocif
Aux animaux de la ferme, excès de formes
Et d’assauts l’est tout autant.  C’est là poncif
Pour un « vivre ensemble » qui soit à la norme
Sinon ces chatteries, qui sont chatonies,
Cachent attentes, condescendance, ironie,… !  »

lundi 10 décembre 2018

HAÏKU QUI PEUT TUER

Face à la ruée des nuées qui l’ont hué tant il leur puait,
le Président qui les fait suer, mais n’a pas encore mué, reste muet…

PORTE-LANCE

Allongé dans cette ambulance,
Je veux entendre le silence
Car de vivre je m’en balance !
Que vienne la somnolence,
Là, après cette défaillance.
Tous ces bruits me font violence.
Inutile qu’on me relance.
Ces sirènes sont virulence.
Ces éclairs ont trop de brillance

Cherchant en tous points l’excellence,
Vous n’êtes que bienveillance,
Plaignant mon cœur, ma corpulence,
Fruit sans doute de nonchalance
Ou d’une trop grande opulence,
D’une piètre vigilance,…
C’est là divine prévalence ?

Allongé dans cette ambulance,
Je veux atteindre la dolence.
Car, jà, la Camarde me lance
Invitation. Insolence ?
Mais ma civière est galance
Et je glisse dans l’indolence,
Ce malgré votre surveillance.
Ceci fait sans malévolence.
J’ai toujours vécu en freelance…

J’avais trop de bénévolence,
Différences et dissemblances,…
Finie vie toute en quérulence
Où il faut être à la semblance
D’autrui - rots et flatulences ! -
Où l’on est masque et pétulance,
Soumission, polyvalence,…

Allongé dans cette ambulance
Qui roule, toute en turbulences,
Mais sans aucune malveillance,
D’infirmières truculences
Peinent les à me donner vaillance.
Elle m’aura la pestilence !
Et selon toute vraisemblance,
Je finirai en purulences : 
Je n’vous dis pas la rutilance !

Quand j’aurai atteint ma valence,
Qu’en l’autre mond’, le libellance
M’offre un peu plus de succulence,
De connaître l’invraisemblance
Du bonheur. Ou l’équivalence.
J’n’en ai connu qu’en ressemblance ;
J’en veux un sans ambivalence !

dimanche 9 décembre 2018

HAÏK(r)U SI FI

La messe est dite : le mess est vide !

CE QUI PEUT ADVENIR AUX LAMPOURDES…

Petite fable affable

Dure et raide comme une lambourde, une palourde
De l’espèce lourde d’esprit et de corps balourde,
Voulut s’acheter, cette gourde, un bel avenir
Sachant trop bien quel était son seul devenir
En se faisant bénir, matin, à grande eau, à Lourdes.
Sourde à tous ceux qui lui disaient que c’est là bourde
Ou folie, et voudraient par trop la circonvenir
De conseils visant à ses rochers la retenir,
Elle ensable ses esgourdes. Puis cette cougourde,
Disant ne craindre ici-bas ni tourde ni falourde
Annonça une date. Comme ça. Pour prévenir.
À réaliser son rêve, elle allait parvenir !
Elle fit donc valises et bouquets de coquelourdes
Mais faute de pied, las, ne put franchir sa lourde…

Moralité dont elle aurait du se souvenir :
« Aie l’ambition à laquelle tu peux parvenir ! »

samedi 8 décembre 2018

HAÏKU’RD’HAÏKU

Notre jeunesse se passionne pour tout mais ne s’intéresse à rien.

OMBRE(S)

Nous avions quitté la demeure.
Là, derrière nous, de bonne heure,
Nos sens par le froid sec avivés,
Nos ombres s’allongeaient, nous suivaient,
Sortant à peine de la pénombre.
Des ombres parmi tant d’autres ombres.
Invisibles à nous mêmes, à bon droit,
Nous marchions et allions droit.

Puis, à notre échelle réduites,
Comme accrochées, collées à nos pas,
Nous faisant un brin de conduite,
Elles renonçaient, au principat
D’un soleil tout en lumière, 
À nous menacer et entraver,
Sauf en l’ornière, coutumière
Trappe que l’on savait, lors, braver.

Nous rentrions en notre demeure.
Las. Devant nous, sans autre gageure,
Engourdies par le frais, jà glaçant,
Nos ombres s’étiraient, devançant
Nos pieds qui entraient dans la pénombre.
Des ombres parmi tant d’autres ombres.
Invisibles aux autres, presque engloutis
Par le noir où la route aboutit…

À cette heure que l’on sait tardive,
Nos ombres nous avaient dépassés,
Happées, avalées par cette dive
Course qu’elles gagnaient, harassées.
Confondus en une seule et même 
Ombre, on ne nous apercevait plus :
Ombre parmi les ombres. De même
invisibles. Des lueurs exclus…

vendredi 7 décembre 2018

HAÏKU RIEZ, ADMINISTRATIF !

On m’a demandé de faire de nouveaux papiers… mais je me demande bien pourquoi : mes nom et date de naissance n’ont pas changé !

DÉCLARATION D’AMOUR

Petite fable affable

« Quand la nuit éteint le jour, étreint nos vies,
Lourdes mégères, harpies et gorgones fades,
Le cœur crasseux et l’âme souillée à l’envie,
Se font toutes sylphides, nymphes et ménades.
En quête de quelque cœur dévoré d’amour
Mais pas encore rassasié, ces perfides
Sauront fort bien le berner d’un toujours.
Qui peut résister à de telles Danaïdes ?!

Mais pour lutiner ces satins et ces brocarts
Tout en chatoiements et en froissements, on donne
Tout ce que l’on a que l’on soit un vrai tricard
Ou un simple trimard et on perd car maldonne
Est, avec ces peaux d’opales, au rendez-vous 
Souvent. Si vous êtes une de ces ruineuses
Filles de Cybèle, ma Belle, voyez-vous,
Nos relations seront des plus épineuses ! »

Ainsi parlait un vieux beau à un tendron
Et qui, tribulations amoureuses obligent,
 L’émoustillait prou et dans le petit chaudron
Des sens mijotait fort, se sentant homme lige
Mais ne se voulant pas être dupe ni dindon 
De la farce des fards. Hélas, la si mignonne
Avec qui il veut bien s’avouer vaincu
Ne comprend mie, donc il fait : « Bref, tu me couillonnes
Et mon pied saura toujours trouver ton cul ! »

jeudi 6 décembre 2018

HAÏKU D’SONETT

Je mets toujours mon réveil à l’heure… mais de je ne sais plus d'où !

OUVREZ LES ÉCLUSES, LA BRÈCHE EST LÀ !

À l'océan des Jill & John de France et de Navarre

Sous vos averses de vil mépris 
Et les déluges de hausses des prix,
Trente années d’ondées de réformes
Iniques et de droits qu’on déforme
Ont gonflé de mécontentement
Des ruisseaux devenus torrents,
Alimenté d’indicibles colères
D’eaux que vous n’avez su écouter,
Que de vous, vous avez dégoûtées
À tant flouer tout ce populaire
Dont l’avenir est crépusculaire…

Aujourd’hui, grossissent des fleuves
 De révolte sur lesquels les coups pleuvent,
Comment cette crue vous a surpris ?
Comment auriez-vous donc compris
Cette plèbe ignorée qui se fâche
Et ne veut pas mourir à la tâche ?
Vos flics comprendront-ils un beau jour
Qu’ils sont comme ces gens qu’il traquent
À la ville et aux champs, qu’ils matraquent
Alors qu’ils seront, comme toujours 
Privés, comme eux, de vos beaux jours ?

L’inondation a brisé la digue
Que vous avez fissurée, prodigues
En passe-droits et démagogie,
D’immunités en « pédagogies»,
De népotisme en clientélisme,
Emportant tous les idéalismes
Et le barrage du compromis,
De consensus ameubli, lâche :
La misère coule, sans relâche,
Et nous noie, on y est tous promis
Avec vos choix en Économie.

On voit vos bénéfs, on sait vos salaires,…
Ils sont pour maintenant, s’accélèrent,
Quand l’espoir d’un mieux, à demi,
Nous est à demain toujours remis.
Vous avez nourri, avec science,
Notre longue et sage patience
Que vous croyiez soumise apathie,
 De flots furieux, de boue, d’écume,…
Sali l’encre coulant de ma plume
Qui vous crie que, pour vous, la partie
Est finie : comptez vos abattis !

Vos cieux ne seront plus qu’orages
Et sous mille tonnerres de rage
Se mouvront vos mers d’intranquillité
Car nos rus de précarité
Font vos rues jacqueries, violence,…
Finis les bons mots qu’on nous balance :
« Qui veut bosser n’a qu’à traverser
La rue… », « Si l’essence t’est trop chère
Achète une nouvelle auto’, Peuchère ! »
Les « Gaulois » vont vous renverser !
Les « fainéants » sont tsunami annoncé !

mercredi 5 décembre 2018

HAÏKU QUILLE DE NOIX

Ce n’est pas l'ignorant mais celui qui croit savoir qui n’apprend pas !

FAUT PAS S’Y FIER

Petite fable affable


Un lucane, roi du pays des coléoptères
Bataillait avec quelques sombres scarabées,
Pour couronne conserver sans rabais.
Mais ils étaient plus asticotants que des diptères
Alors que lui respectait les droits sacrés
Des sujets, tenait de Salomon pour sa justice,
Fort charitable selon d’antiques notices,
Pieuses annales à son règne consacrées.

Et pourtant d’aucuns voulaient ébranler son trône.
Ce roi qui, loin de tout calcul, prou subtil,
Disait que s’il faut qu’à la patte on attache un fil,
Il faut l’allonger le plus possible, on l’étronne !

Homme d’Eglise ou homme des glaises
N’étaient que larmes, plaintes et soupirs :
Le souverain ne pouvait s’assoupir
Sur ses lauriers à ses gré ou aise
Sans qu'on lui fit querelles d’Allemand,
Que naissent plans tors et folles cabales.
Des coteries en Cour en cent verbales
Saillies, machiavelaient  loyalement
Contre leur souverain : on élabore,
Ici, complots quand, là, on collabore
À de tortueux et dextres desseins…
Tout en jouant les sages et les saints.

Contre ces bandouliers, imbéciles
Athées ou sots embéguinés, ces Grands
Et même ces Petits aux si flagrants
Désirs sacrilèges, point ne cille
Le roi : ces factieuses factions,
Toutes en faces froncées prou se détestent ;
Aussi loin de giboyer, l’ordre preste,
Ses sujets, il les laisse en action
Car ces ligues se haïssent plus encore
Qu’elles ne veulent lui nuire et dès lors
Son œil ne se rassasie pas - quel or ! - 
De voir se déchirer nobles et pécores,
Clans encliquetés et partis comploteurs
Vivant le cœur content parmi ces bretteurs.

Plus d’un roi règne ainsi sur ses terres
Et garde son sceptre, laissant aux sectaires
Et autres esprits chagrins qu’on ne peut,
Sans commettre d’impair, chasser un peu,
Ni diviser, aller à la dispute
Entre eux : ils se font tort et, chapechute,
Vous servent plus que laquais adipeux.